Dimanche 1 novembre 2009

Ce fantôme infestant le moindre souvenir

Qui distraction refuse et pertinent s’impose

Dans le vouloir d’après, dans l’espoir d’avenir

Mentant les vérités que l’incertain suppose,

 

Ce souvenir volage ancré dans mon esprit

Qui dicte le passé, orgueilleux de mainmise,

Triturant sans repos ce cœur qui se méprit

En voulant qu’illusion soit au rêve soumise,

 

Ce rêve que l’amour enchaine à la passion

Au mépris d’arrogance espérant l’amnésie,

Ce désir de rancœur sans nulle compassion

Qui empêche l’oubli et souhaite hérésie,

 

Ce souvenir fantôme ignorant ma rancœur

Qui rêve de demain, ressuscitant l’envie

D’embrasser le retour de l’amour en mon cœur

Est l’absence de toi, le regret de ma vie !

Par Jocab - Publié dans : Les draps froissés. - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mardi 6 octobre 2009

Mensonge de regret retardant le destin,

Quand l’aveu entaché d’un coupable silence

Se voudrait innocent de l’écart clandestin,

Espérant le pardon, déjà de conscience.

 

Aléa  de chimère, un désir libertin

Trahi fidélité, éborgne la confiance

Et soudain l’être aimé n’est plus que le pantin

Qu’on prend soin de combler, redoutant sa méfiance.

 

Suffit-il d’une erreur, que peuvent justifier

Les primaires instincts de la nature humaine,

Pour que bonheur s’ébranle et soudain se gangrène ?

 

Le silence doit-il l’avenir momifier

Et, perfide, ponter, ignorant repentir,

Que ne puisse l’amour le contrat dénantir ?

Par Jocab - Publié dans : Les draps froissés. - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Vendredi 18 septembre 2009

Dans cet Éden choisi, auguste pécheresse,
Tu offrais tes faveurs sur chemin diffamant,
Au talent découvert devant toi se pâmant,
Abusant dignité, fragile forteresse. 

D'un monde insatisfait, tu étais la maitresse,
Captive d'inconnu, caprice de l'amant,
Convoitant celui qui, ton ardeur enflammant,
Exalterait ton corps par divine caresse. 

Je n'étais que rêveur, survivant d’illusion,
Vénérant un amour soumis à confusion,
Un affect chimérique, ami de solitude. 

Fallait-il l'imprévu que je sois favori
Pour gaver tes désirs, acceptant servitude
Dont la chute serait le cœur endolori?

 

Par Jocab - Publié dans : Les draps froissés. - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mardi 24 février 2009


Requête de vertu, ô combien douloureuse,
Que celle de l’entente abdiquant du plaisir
,
Du cœur qui, dévoué, veut l’âme chaleureuse
Emprisonne le corps, s’interdit le désir.

Dans la tienne ma main s'oblige rassurante,
Sans faille de respect, de tangible intention,
Abstraite de vouloir devenir caressante,
Négligeant volupté, languissant d’affection.

Je me dois refouler de l’émoi la nature
Quand ton corps dans mes bras nargue ma volonté,
Excite tentation de mauvaise aventure,
Voulant croire à faveur, onirisme effronté..


Je trouble mon esprit pour qu’il ne soit infâme
Quand ton regard confus, innocent de l’action
Fascine mon tourment, l’envoûte et le diffame
De parole renier, désirant délation.

Engageant dévouement, je te fis la promesse,
Celle de la présence à l’ombre de tes jours
D’un ami disposé à souffrir sa tristesse,
Quand elle te ferait douter du mot toujours.

De lui-même, mon cœur défini l’incidence
De l’égard qu’il se doit à sa façon d’aimer
Et de cette émotion perçue en ta présence,
Se refusant alors de tendresse essaimer.

Il me faut de l’amour convoitise soustraire,
Me donnant au bonheur de t’aimer qu’à moitié,
Museler en douceur ce désir arbitraire
Sans jamais ressentir le regret d’amitié.

 

Par Jocab - Publié dans : La porte entrouverte. - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Samedi 14 février 2009

S’il me fallait l’amour affiner d’un sourire,
L’embraser de l’éclat qui le ferait reluire
Sur mon cœur amoureux de sentiment berceur,
De tes lèvres cerise il aurait la douceur. 

Si dans un seul regard il puisait une larme

Pour baiser mon esprit le troublant jusqu’au charme,
Étoilé dans tes yeux il serait firmament
Où céleste candeur palpite infiniment.

Si je dois l’épurer de beauté angélique
Pour sublimer mes doigts d’un désir idyllique,
Caresse il deviendrait sur ton visage tant aimé
Ému et souverain se sachant affirmé. 

S’il veut la tentation comme divine grâce,

Je serai le péché possédé par l’audace,
L'encensant par mes sens jusqu'a sa floraison,
Envoûté par ton corps tourmentant ma raison 

Si dans l'égarement l’amour cherche demeure,

Je connais un palais où jamais il ne meure,
Où toujours il sera respecté en seigneur,
Un endroit orgueilleux ; la candeur de mon cœur.

 

Par Jocab - Publié dans : La porte entrouverte. - Communauté : Facteur d'émotions.
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Lundi 9 février 2009

Je suis Amour!

 

M’es-tu donc si traître que je ne puisses révéler sincérité?

Me faut-il taire mon cœur pour que tu veuilles t’y nicher?

Aimerais-tu que je te vénère de mensonges

pour qu’enfin tu puisses croire en moi ?

Mais quelle force es tu donc qui te plait de mes faiblesses

et quelle incertitude qui me réclame énergie ?

De quel droit te nommerais-tu partage, si l’égoïsme est ton offrande ?

M’obligerais-tu à flatter pour plaire quand je me donne pour conquérir,

à embrouiller mes cartes pour me perdre quand je possède les atouts gagnants,

à aveugler mon regard quand je vois la lumière ?

Crois-tu qu’il me faut le silence pour clamer mes aveux,

l’insignifiance pour parler d’absolu, l’abandon pour crier victoire ?

Dois-je enchaîner l’émotion pour libérer l’attraction

et fragiliser ta puissance pour captiver la passion ?

Dois-je te bannir de mon existence pour que jamais tu ne me quittes ?

 

Ne pas aimer pour être aimé !

 

Est-ce là ton conseil avisé à l’innocence de mes certitudes ?

Dois-je te craindre simplement parce que ton nom est amour

Et qu’il te plait la complexité pour qu’on te banalise autant ?

Et veux-tu me posséder pour que je sois ta victime ?

 

Non, je ne t’appartiens pas !

Je suis l’égal de ton ombre,

le sang de ton cœur,

la raison de ton âme

et tu es le génie qui possède mon corps,

la flamme de mon esprit.

Par Jocab - Publié dans : Le miroir brisé - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 4 février 2009

Je ne suis que ton cœur qui attend de saigner
En océan d’amour où tu devrais baigner
Ton âme abandonnée au désir de colère
Que silence torture et fourbe t’indiffère.

Je ne suis que ta voix désirant s’exprimer,
L’instrument de l’espoir que je veux sublimer
Pour rugir de tendresse avant que te confonde
Cette désaffection qui s’exalte profonde.

Caresse sentiment et choisis quelque mot.
Laisse-moi donc l’aimer pour en faire un dévot
De cette sédition qui réclame à tue-tête
La fin de ce mutisme en lequel tu t’entêtes.

Je suis ton maintenant, l’ombre de l’avenir
Qui sera ta raison de ne plus revenir
Redondant de regrets de ce souvenir triste
Qui te morfond l’esprit devenu égoïste.

Je suis divinité que tu dois encenser,
Seule muse pour qui tu te dois dépenser,
L'éclosion de l'amour, maitresse de jeunesse,
De beauté l’égérie et de tout art l’aînesse.

Aime comme jamais ton imagination,
Insolent de vouloir qu’elle soit libation
En mon sein vénérée au risque d’hérésie,
Et proclame arrogant que je suis Poésie.

 

Par Jocab - Publié dans : Le miroir brisé - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Samedi 24 janvier 2009

La raison écorchée.

 

J’ai écorché mes doigts sur l’écorce de l’hêtre

Pour y graver amour enlacé de mon cœur,

Juste pour un baiser, un ambigu peut-être,

Un regard mystérieux et un rire moqueur.

 

J’ai exalté les mots les flattant de louanges

Pour les émotionner de ton simple merci

Les clamant effacés par silences étranges

De ton esprit obtus, par froideur endurci.

 

Etre tien à jamais j’ai formulé requête

Le genou à terre, le regard vers le ciel,

Esclave de mépris et d’orgueil de conquête

Enchaîné à l’espoir, désir artificiel.

 

D’un sursaut de raison j’ai éveillé le rêve

Et plié bagage pour un autre destin,

Révérant le constat que la folie fut brève

Et brisant les chaînes de l’amour clandestin.

Par Jocab - Publié dans : Les draps froissés. - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Dimanche 18 janvier 2009

L’amante virtuelle.

Le cœur exposé sur le réseau,
Esseulée dans nos rencontres
Oscillant comme le roseau
Elle s’offre et va à l’encontre.
 

Partenaire de solitude
Sur la toile des découvertes
Elle demande certitude
Devant la page entrouverte.

L’imagination vagabonde
Dans l’espoir de différence,
Elle se révèle pudibonde
Dans la liberté d’indécence.
 

Pixélisé, son sourire
N’en est pas moins ravissant
Quand, sachant que je la désire,
Elle se montre en s’éclipsant.
 

Espiègle dans la timidité
Elle condescend à l’illusion
De se montrer dans la nudité
Qu’elle interdit à la vision.
 

Sur la surface de ma pensée
Elle navigue mirifique
Comme l’apparition insensée
D’une découverte prolifique.

Une causette à quatre mains,
Et la connaître m’ensorcelle,
Quand le clavier de nos lendemains
Signe ton amante virtuelle.

Par Jocab - Publié dans : La porte entrouverte.
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Mardi 13 janvier 2009

Si les mots suffisaient


Si la rose cueillie dans mon jardin secret
Troublerait ton âme d’un parfum de tendresse,
Je saignerais mes doigts d’une douce caresse
Sur l’épine acérée punissant le toupet.

 

Si la main quémandant la tienne comme appui
Pour braver le chemin de nouvelle fortune
Solide te paraît  et soudain opportune,
Elle te guiderait au-delà de l’ennui.

 

Si l’amant affligé venait à t’émouvoir
D’un désir partagé d’une autre renaissance
Je  t’ouvrirais mes bras comblé de réjouissance
Et te susciterais un rêve à concevoir.

 

Si les mots suffisaient à attendrir ton cœur,
J’en ferais mes amis et briguerais alliance
Pour qu’ils te confessent redouter la méfiance
Qui nous éloignerait du chemin du bonheur.

Par Jocab - Publié dans : La porte entrouverte.
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