Mensonge de silence.
Mensonge de regret retardant le destin,
Quand l’aveu entaché d’un coupable silence
Se voudrait innocent de l’écart clandestin,
Espérant le pardon, déjà de conscience.
Aléa de chimère, un désir libertin
Trahit fidélité, éborgne la confiance
Et soudain l’être aimé n’est plus que le pantin
Qu’on prend soin de combler, redoutant sa méfiance.
Suffit-il d’une erreur, que peuvent justifier
Les primaires instincts de la nature humaine,
Pour que l'heureuse union s’ébranle et se gangrène ?
Le silence doit-il l'avenir momifier
Et, perfide, ponter, épousant le mensonge,
Que l’amour est aveugle et le contrat prolonge ?